Venez à moi et je vous procurerai le repos

En ce temps de déconfinement et de début de vacances, il y a dans cette invitation de Jésus une proposition particulièrement bienvenue qui répond à nos légitimes aspirations au repos estival.

« Vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, je vous procurerai le repos » : lorsque le fardeau des jours et les pesantes fatigues nous accablent, voilà une perspective pour le moins réjouissante.

Quand j’entends cette parole du Christ, je pense effectivement à tous ceux qui peinent sous le poids du fardeau de la vie, et qui sont invités à se laisser rejoindre par celui qui désire au plus profond de lui-même, le porter non pas à leur place, mais le porter avec eux, à côté d’eux, sur le chemin qui est le leur.

Le Christ ferait-il ça par pure sympathie ? Oh, c’est encore plus beau que ça. Le repos, ce n’est pas simplement la tranquillité ou ce que l’on ressent après une bonne nuit, non c’est le repos de celui qui se sait aimé d’une manière infinie, accueilli par Dieu avec le poids de sa vie et accueilli pour être libéré, pour être sauvé.

Pour cela il nous faut nous attacher à lui, tel des personnes qui suivent un guide et qui ne le perdent pas des yeux et c’est peut-être là qu’intervient le joug dont Jésus parle. Un joug, on n’en voit plus de nos jours, cela existait autrefois pour atteler les bêtes de trait afin de tirer ensemble la charge. Ce joug dans la Bible représente la loi, alors bien-sûr il y a une manière de présenter la loi qui est pesante qui peut être même culpabilisante, mais avec Jésus ce n’est pas le cas, il s’agit de la loi de l’amour, de se laisser aimer par Lui afin d’aimer avec Lui car Jésus est doux et humble de cœur, alors allons à lui nous tous qui peinons sous le poids du fardeau.

Bon repos !

Père Christophe Chatillon