Le berger de chacun

Les textes de la liturgie de ce dimanche nous invitent à suivre les pas de Jésus Bon Pasteur. C’est aussi la journée de prière pour les vocations, occasion de redécouvrir notre vocation fondée sur le baptême. Tous les baptisés sont appelés à la sainteté : c’est leur vocation commune ! Celle-ci peut se vivre dans la vie conjugale (mariage), elle peut aussi se vivre selon des modalités particulières : comme laïc consacré, religieux ou religieuse, moine ou moniale, diacre permanent, ou comme prêtre, signe visible du Christ pasteur.

Comment ne pas mettre cette belle page d’évangile en résonance avec le portrait brossé par le Pape François du bon pasteur selon le cœur de Dieu ? En substance, pour le Saint Père, le pasteur selon le cœur de Dieu ne se laisse pas effrayer par les risques. Il ne craint pas les critiques. Rien ne l’arrête, ni les déceptions, ni la fatigue. Il est toujours en sortie de soi. Décentré de lui-même, il est centré seulement en Jésus. Son troupeau est sa famille et sa vie. Il est proche des gens concrets que Dieu, par l’Église, lui a confiés. Il les écoute avec patience ; accompagne leurs pas, accordant le pardon divin avec une généreuse compassion. Il a ainsi l’odeur des brebis et celles-ci écoutent sa voix.

Les multiples manières qu’ont les chrétiens de vivre la vie baptismale ne sont pas des routes parallèles destinées à ne se rejoindre qu’à l’infini des jours. De façon beaucoup plus profonde, les diverses vocations sont appelées à s’éclairer et à se porter mutuellement, à se parler et à rendre témoignage chacune, de façon privilégiée, d’un aspect de la vie chrétienne que tous ont à vivre.

L’humanité est une foule immense. Et pour chacun de nous, le Seigneur a un message à délivrer, un appel à adresser. Vous rendez-vous compte ? Le Seigneur nous connaît chacun par notre nom comme le berger connait ses brebis. Que pouvons-nous donc faire d’autre que de rendre grâce pour ce bonheur qui nous est offert ?

Père Christophe Chatillon