Jean est son nom

Ce mercredi, nous allons célébrer la naissance de Jean le Baptiste. Nous sommes à la frontière entre l’ancien et le nouveau testament. Jean le Baptiste est né d’Elisabeth, la cousine de Marie, femme stérile et vieille qui avait perdu tout espoir d’enfanter. Quand l’ange Gabriel vient annoncer à Zacharie, mari d’Elisabeth, que sa femme va enfanter un fils qui s’appellera Jean, Zacharie doute. Comment cela serait possible depuis le temps qu’il prie et compte tenu de l’âge de sa femme ? Mais à Dieu rien n’est impossible, et c’est quand il ne reste plus que la foi que Zacharie va être exaucé. Ce ne peut être alors que l’œuvre de Dieu.
A la naissance de leur fils, le peuple attend selon la coutume qu’il soit nommé Zacharie comme son père. Mais Elisabeth et Zacharie qui savent eux que tout cela n’a été possible que par la volonté de Dieu, le nomment Jean. C’est un signe pour le peuple que cet enfant n’est pas ordinaire et que la main du Seigneur est sur lui. Ce sera le grand prophète Jean le Baptiste qui va désigner Jésus comme le Messie, le sauveur attendu.
La persévérance de Zacharie dans sa prière est exceptionnelle et pourtant il doute. Et moi quelle persévérance ai-je dans la prière ? Ne suis-je pas un peu comme un enfant gâté qui veut bien faire un effort mais qui exige un bénéfice immédiat.
Seigneur, je ne connais ni l’heure ni le jour de ta venue, ni l’heure ni le jour où ma prière sera exaucée. Donne-moi la foi de croire, même et surtout, quand tout semble perdu à l’homme que je suis. Car alors je te laisse vraiment la place. Qu’alors je ne doute pas que ta volonté puisse s’accomplir, et que ma prière trouve grâce auprès de toi.

Père Christophe Chatillon