Je ne vous laisserai pas orphelins

En ce 6ème dimanche de Pâques, nous poursuivons l’adieu de Jésus à ses disciples au cours de son dernier repas avec eux. Ceux-ci sont bouleversés par l’annonce de son départ. Jésus sait qu’il va mourir, et il veut transmettre ce qui lui tient à cœur, ce qui a été le sens de sa vie. Jésus, durant sa vie terrestre, n’a abandonné personne et il nous dit qu’il veut rester en communion avec nous.
Il arrive parfois de ne découvrir le sens de la vie d’un être cher qu’après sa mort. Sa disparition permet de mieux comprendre l’esprit qui l’animait. Jésus voyait bien qu’il en serait ainsi pour ses disciples : ils vont être désemparés et perdus ! Alors il leur promet de ne pas les laisser orphelins et de leur envoyer un défenseur, l’Esprit de vérité. Cet Esprit de vérité rappelle que l’Évangile doit être annoncé à toutes les nations.
L’Esprit a aidé Philippe, Pierre et Jean, à oser aller vers les autres nations. Elles sont toutes appelées à se convertir et sont capables de suivre le Christ ! Il n’est pas facile, pas plus hier qu’aujourd’hui, de témoigner dans un milieu indifférent, voire hostile, comme c’était aussi le cas pour les premiers chrétiens, comme ce fut le cas pour sainte Jeanne d’Arc canonisée le 16 mai 1920 par Benoît XV.
A l’invitation de Pierre dans la deuxième lecture, soyons capables, en cette période pleine d’incertitude, de « rendre raison de l’espérance qui est en nous, avec douceur et respect » à travers nos paroles, mais surtout à travers nos actes. Rappelons-nous cette parole de saint François de Sales : « ne parlez jamais de Jésus-Christ si on ne vous interroge pas, mais vivez de telle manière qu’on vous interroge ».

Père Christophe Chatillon