Greffés au Christ, nous porterons beaucoup de fruits

Être disciple du Christ ne va pas de soi. Encore moins être « disciple-missionnaire » (Pape François). Et pourtant le disciple est appelé à témoigner, comme nous le constatons chez saint Paul, à la suite de sa rencontre avec le Ressuscité : « Sur la route, Paul avait vu le Seigneur qui lui avait parlé… à Damas, il s’était exprimé avec assurance au nom de Jésus » (Ac 9, 27).

La Bonne Nouvelle est destinée à être partagée. Mais à chaque période de l’histoire, il faut trouver la manière de rejoindre nos contemporains : autre la première évangélisation, autre l’annonce en période de post-chrétienté. Comme le dit encore le Pape François dans « La joie de l’Évangile » : il n’y aura pas d’évangélisation si l’Évangile n’est pas d’abord source de joie pour les croyants, s’il n’est pas ressenti comme la Bonne Nouvelle à proclamer.

L’Évangile de ce 5ème dimanche de Pâques utilise le langage des paraboles pour exprimer la condition de disciples : « Je suis la vraie vigne… vous êtes les sarments ». Par ce langage de la vie quotidienne, Jésus évoque les réalités de la foi sur un mode poétique. Chacun peut le comprendre. Pas de fruit possible pour le sarment s’il ne demeure uni à la vigne, s’il n’en reçoit la sève. Jésus insiste : « Le sarment ne peut porter de fruit par lui-même, s’il ne demeure pas sur la vigne ; de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi ».

« Demeurer », c’est l’image de la maison que l’on habite au fil des mois et des années. Il s’agit pour nous de « demeurer » dans le Christ comme lui demeure en nous. Il ne s’agit pas d’une fréquentation occasionnelle, mais bien d’une connaissance progressive et de plus en plus intense. Une véritable « communion ». Osons partager notre vie avec le Christ. Et en communiant à sa vie, nous pourrons demeurer en lui et nous porterons beaucoup de fruits.

Père Christophe Chatillon