Dieu ne cesse d’inviter

Dans la parabole du festin de noces, comme dans la parabole des vignerons homicides de dimanche dernier, nous voyons le roi envoyer par deux fois ses serviteurs pour inviter au repas des noces. Toujours Dieu insiste, toujours il nous appelle.

Les premiers invités refusent, avec leurs bonnes raisons : l’un son champ, l’autre son commerce. Repliés sur leurs propres intérêts, centrés sur eux-mêmes, les invités ne prennent pas conscience du don qui leur est fait. Voici bien le drame de l’humanité, notre propre drame. Dieu nous donne tout. Et nous regardons d’un air distrait, nous pensons avoir tant de choses plus intéressantes à faire et à vivre.

Ainsi, tout est prêt. Le temps des noces est arrivé. Les serviteurs ne sont plus les prophètes, mais tous ceux que Jésus envoie, les apôtres d’abord, nous-mêmes aussi. Ces serviteurs sont envoyés partout, dans les villes et sur les places, et ils font entrer tout le monde, « les mauvais comme les bons » : Dieu invite gratuitement. Absolument tous sont invités.

Dieu laisse l’homme libre, mais il ne peut se résigner. Malgré les échecs et les refus, il veut partager sa joie, sa vie, son amour. L’image du festin et des noces évoquent bien cette prodigalité et ce désir de convoquer le plus grand nombre à une grande fête. Comment puis-je dire que ma relation à Dieu est pour moi source de fête et de joie ? Comment partager à d’autres cette joie d’être convoqué à la table, au banquet du Seigneur ?

Père Christophe Chatillon